Pourquoi nier la réalité du changement climatique? La 3ème réponse…

A la question “pourquoi nier l’évidence du réchauffement climatique“, on présente souvent les deux réponses suivantes: la position idéologique et l’impact sur l’industrie. Il y en a cependant une troisième dont on parle peu: la volonté délibérée.

1. La bêtise idéologique

L’aticle de la Libre Belgique du 20/9/2013 Les climato-sceptiques du Congrès américain inébranlables face à la science résume bien la situation:

Les climato-sceptiques de la Chambre des représentants aux États-Unis sont plus préoccupés par le fait d’être mis en cause par un membre du mouvement ultra-conservateur Tea Party lors d’une élection primaire que par un opposant démocrate.

Des sondages ont aussi montré que l’opinion du public sur le réchauffement est étroitement liée à leurs convictions politiques et à d’autres indicateurs idéologiques (…): ainsi, ceux qui mettent en doute la théorie de l’évolution de Darwin et défendent une vision créationniste du monde sont souvent des climato-sceptiques.

2. Ne pas pénaliser les industriels et le développement

Un refrain bien souvent entendu: lutter contre les causes industrielles du réchauffement climatique pénaliserait les grandes entreprises génératrices de gaz à effet de serre: producteurs d’électricité, d’acier, de ciment et autres.

Les pays qui prendraient des mesures dans ce sens s’exposeraient à des pertes d’emploi massives, à des pertes de rentrées financières et à des problèmes budgétaires.

C’est l’argument massue des groupes de pression auprès de la Commission Européenne, du gouvernement américain, du G7, etc.

C’est également la justification avancée par les pays émergents qui craignent l’impact sur leur développement.

3. La troisième réponse: la volonté délibérée…

La troisième réponse est celle qui est totalement éludée actuellement: la réalité du réchauffement climatique est niée afin de le favoriser! Il y a en effet un intérêt financier à ce que les pôles se réchauffent: l’exploitation de nouvelles routes maritimes et des resources géologiques.

Un continent Antartique sans glace, sans faune et flore spécifiques, débarassé de son histoire n’aurait plus de raisons objectives d’être protégé. Les immenses ressources naturelles qu’il renfermerait pourrait enfin être exploité.

Quant à la calotte glaciaire de l’Artique, sa fonte ouvrirait de nouvelles routes de navigation beaucoup plus courtes entre les pays riverains et faciliteraient, comme pour l’Antartique, l’exploitation des ressources géologiques qui y sont maintenant hors d’atteinte.

Bref, combattre la réalité de la fonte des glaces et du réchauffement climatique est une manière de l’accélérer afin de favoriser l’enrichissement de quelques uns.

By NASA image created by Jesse Allen, using AMSR-E data courtesy of the National Snow and Ice Data (NSIDC), and sea ice extent contours courtesy of Terry Haran and Matt Savoie, NSIDC, based on Special Sensor Microwave Imager (SSM/I) data. Via Wikimedia Commons.

Leave a Reply