Quotas de musique et promotion de nos artistes

Malgré le développement des moyens de partages via internet, passer à la radio reste pour la majorité des musiciens une étape obligée vers le succès. La radio est loin d’être un média mort et contribue toujours pour beaucoup au succès de telle ou telle nouveauté musicale. Surtout lorsque celle-ci sont assénées de manière répétitive sur les différentes stations. Afin de privilégier certaines productions, les pouvoirs publics en Belgique ont instauré un système de quotas.

De quoi parlons-nous? D’une obligation de passer à l’antenne un pourcentage minimum d’un certain type de musique.

Qu’en est-il exactement en Belgique francophone? Voici ce qu’on trouve sur le site du CSA à propos des quotas radiophoniques:

…elles [les radios] sont tenues de diffuser annuellement au moins 30% de musiques sur des textes en langue française (par rapport à l’ensemble des musiques chantées) et au moins 4,5% d’œuvres musicales de compositeurs, d’artistes interprètes ou de producteurs de la Communauté française (sur l’ensemble des oeuvres musicales).

Donc, si je comprends bien, pas de chance si vous chantez en Anglais ou Wallon. Par contre, les artistes français ne doivent pas se faire trop de soucis pour leur diffusion en Belgique. Notons que les radios publiques de la RTBF on des obligations plus contraignantes (les 4,5% deviennent 10%).

Cela est-il suffisant ? Faudrait-il revoir à la hausse les quotas de production locale ?

Et en Flandre? Des quotas pour les chansons en néerlandais existent depuis 2009. Par contre, les liens entre présentateurs/programmeurs et artistes locaux semblent beaucoup plus étroits que du côté francophone. Il suffit de quelques heures d’écoute de Studio Brussel pour voir comment des artistes comme Ozark Henry, Arsenal ou Absent Minded peuvent être poussés. Peut-être un exemple à suivre de l’autre côté de la frontière linguistique.

En effet, une meilleure utilisation des quotas et/ou une démarche plus pro-active des programmateurs radio permettrait d’assurer une plus grande renommée à nos groupes. Renommé artistique qui se traduirait  également en possible retombées économiques, non seulement pour les artistes mais aussi pour toutes les personnes actives dans le mode du spectacle: tourneurs, organisateurs de concert, musiciens, studio d’enregistrement, …

Une autre manière d’assurer une meilleure visibilité de nos musiciens serait un accord entre les radio du sud et du nord du pays où chacune s’engagerait à un minimum de passage d’artistes de l’autre communauté. Si on a  des quotas de musique française, pourquoi pas des quotas de musique belge?

Qu’en pensent les artistes ?

 

 

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